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Chinatown à Incheon – Corée du sud

L’année dernière, poussée par la curiosité, et puisque je ne vis pas trop loin, je me suis rendue dans le quartier chinois d’Incheon, en Corée du Sud. Déjà que les restaurants chinois dans le pays du matin calme sont souvent adaptés au goût des Coréens je ne savais pas à quoi m’attendre : à quoi ressemble le quartier chinois d’un pays voisin, si proche géographiquement et culturellement ? Je dois dire que j’ai été un peu surprise !

Incheon c'est ici ! La troisième ville la plus peuplée de Corée du sud (2,8 millions d'habitants).

Incheon c’est ici ! La troisième ville la plus peuplée de Corée du Sud (2,8 millions d’habitants), à seulement 583 km de Qingdao en Chine.

C'est aussi l'un des ports les plus importants, après celui de Busan. Photo © Pauline Kaufmann

C’est aussi l’un des ports les plus importants du pays, après celui de Busan. Photo © Pauline Kaufmann

Dès la sortie du métro, on ne peut rater l'entrée imposante du quartier chinois. Photo © Pauline Kaufmann

Dès la sortie du métro, on ne peut rater l’entrée imposante du quartier chinois. Photo © Pauline Kaufmann

Des lampadaires stylisés "welcome to chinatown" ponctuent les rues principales du quartier chinois. Photo © Pauline Kaufmann

Des lampadaires stylisés « Welcome to Chinatown » ponctuent les rues principales du quartier chinois. Photo © Pauline Kaufmann

L’endroit est beaucoup plus touristique que je ne pensais, avec des boutiques de souvenirs, des bâtiments ou des rues colorées  revêtant un côté un peu neuf, mais aussi un peu faux. Et pour cause, ce quartier a été rénové par la ville en 2002, pour un montant de 6,2 millions de dollars, dans le but principal d’attirer les touristes de Chine continentale. Auparavant l’architecture était de style colonial japonais.

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Photo © Pauline Kaufmann

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Photo © Pauline Kaufmann

Dessins muraux relatant les épisodes de l'épique roman Les Trois royaumes. Photo © Pauline Kaufmann

Dessins muraux relatant les épisodes de l’épique roman chinois Les Trois royaumes. Photo © Pauline Kaufmann

Détail des Trois royaumes. Photo © Pauline Kaufmann

Détail des Trois royaumes. Photo © Pauline Kaufmann

En même temps, l’ambiance n’est pas désagréable et on se plaît à se promener et se perdre dans les alentours.

Escaliers conduisant au parc de la Liberté. Sur les marches on peut voir la représentation des fameux soldats en terre cuite de la tombe du premier empereur chinois. Photo © Pauline Kaufmann

Escaliers conduisant au parc de la Liberté. Sur les marches on peut voir la représentation des fameux soldats en terre cuite de la tombe du premier empereur chinois. Photo © Pauline Kaufmann

Statues des signes du zodiac chinois, non loin du parc. © Pauline Kaufmann

Statues des signes du zodiac chinois, non loin du parc. Photo © Pauline Kaufmann

Entrée du parc de la Liberté.  Photo © Pauline Kaufmann

Entrée du parc de la Liberté. Photo © Pauline Kaufmann

Au fil des images, il est difficile de se rendre compte que le quartier chinois d’Incheon soit le plus vieux de Corée !

En effet, la diaspora chinoise, principalement originaire du Shandong ou de la minorité coréenne Chaoxianzu 朝鲜族 (province de Jilin), a commencé à s’installer en 1882. D’abord prospère dans le commerce et les restaurants, la population immigrée chinoise a aussi connu beaucoup de restrictions, notamment sous la domination japonaise et la dictature militaire de Park Chung-hee (1961-1979), qui ont eu pour effet de faire fuir une partie importante des Chinois vers les Etats-Unis, Taïwan ou d’autres pays d’Asie.

Dans les années 2000, la diaspora du quartier se composait seulement d’une centaine de personnes… Mais alors, ce quartier chinois en est-il vraiment un ? La question fut posée lors de la rénovation de 2002 et il demeure difficile d’y trouver une réponse aujourd’hui, chose que cet article n’a d’ailleurs pas la prétention de faire.

Mais écartons-nous des choses sérieuses pour aller vers des choses plus gustatives. Qu’en est-il de la nourriture ?

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Touristes faisant la queue devant un restaurant de raviolis. Photo © Pauline Kaufmann

Le plat « chinois » le plus connu en Corée du Sud est les jajangmyeon, que l’on retrouve sous l’appellation chinoise zha jiang mian – 炸酱面 – ou « nouilles en sauce frite ». J’ai mis des guillemets à « chinois » car on ne trouve ces jajangmyeon qu’en Corée (contrairement à d’autres recettes de zha jiang mian typiquement chinoises que l’on trouve dans l’empire du milieu). Inventé par des migrants chinois du Shandong au début du XXème siècle justement dans le quartier chinois d’Incheon, ce plat se compose de nouilles et d’une sauce coréenne salée à base de haricots noirs (chunjang), en plus de caramel et d’oignons.

Source : Wikipédia.de

Source : Wikipédia.de

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Le restaurant qui l’aurait inventé existe toujours, le Gonghwachun, que l’on voit en caractères chinois sur la façade de gauche (共和春). Photo © Pauline Kaufmann

Autant ne pas vous cacher que je n’ai pas pu goûter ces fameuses nouilles ce jour-là, la foule sur la photo ci-dessus en témoigne : impossible de se rendre dans un restaurant sans éviter une longue attente. A la place j’ai fait l’expérience de raviolis dans un café, concept très curieux et au final très coréen (les cafés, ou coffee shops, se développent à une vitesse folle dans le pays). 

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Pas mauvais du tout ces petits raviolis. Photo © Pauline Kaufmann

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Snacks que l’on retrouve également en Chine : des brochettes de fruits enrobés de sucre. Photo © Pauline Kaufmann

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Il est écrit « Bubble tea » sur la porte de ce café. La Corée n’échappe pas à la mode de cette boisson, surtout à Chinatown ! Photo © Pauline Kaufmann

J’ignorais beaucoup de choses lors de ma visite, en petite touriste curieuse et naïve, et avec le recul mon regard évolue sur l’identité de cet endroit, artificiel, exotique mais chargé d’un passé historique, il faut que j’y retourne !

Pour aller plus loin :

– en découverte : le centre culturel sino-coréen (en anglais)

– en image : Traveller Seoul (en anglais)

– en dégustation : Le Canard du Mékong

Au coin d'une rue : "paix, prospérité et honneur". Photo © Pauline Kaufmann

Au coin d’une rue : « paix, prospérité et honneur ». Photo © Pauline Kaufmann

Sources :

The Korean Herald (en anglais)

The New York Times (en anglais)

fr.knowledger.de

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